HAIKUS FROM NOWHERE


La magie de la vie passe par le renoncement à son
pouvoir individuel.
PROTEUS 42222
=-=-=-=-=-=-=-=-=
http://www.youtube.com/watch?v=q2aYV3TvkHk&annotation_id=annotation_961790&feature=iv
Finissons-en avec l’ère du chacun pour soi et du « tout à l’égo ». Arrêtons avec le culte de la performance en solitaire et des battants sans états d ‘âme. Dans un monde en crise, il
est urgent de mettre un peu de douceur et de respect dans nos relations. Et pas seulement avec nos proches.
Au travail, dans la rue, partout et avec tous :
quand le présent est troublé et l’avenir incertain, il est indispensable de développer un esprit d’écoute, d’entraide et de solidarité. C’est le seul moyen de lutter contre une tendance, toute
naturelle dans une telle situation, à la méfiance, à la peur et au repli sur soi. Reprendre pleinement conscience de ce qui nous relie les uns au autres afin d’y puiser sa force : cela
devient une question de survie. Bref, devenons gentils !
Restée longtemps du côté des – trop – bons sentiments, jugée douteuse parce que trop douce dans un monde de brutes, cette notion de gentillesse cache, en réalité, des vertus profondes, exigeantes
et enrichissantes. Pour peu qu’elle soit vécue avec authenticité, oubliez sa rime facile avec faiblesse : la gentillesse est, au contraire, le
courage des temps modernes Et la clé pour mieux vivre ensemble
Anne Laure Gannac Psychologie magazine N° 286
Adieu
Aux arbres mouillés de septembre
À leur soleil de souvenir
À ces mots doux, à ces mots tendres
Que je t'ai entendu me dire
À la faveur d'un chemin creux
Ou d'une bougie allumée
Adieu à ce qui fut nous deux
À la passion du verbe aimer
L'adieu
Est une infinie diligence
Où les chevaux ont dû souffrir
Où les reflets de ton absence
Ont marqué l'ombre du plaisir
L'adieu est une lettre de toi
Que je garderai sur mon cœur
Une illusion de toi et moi
Une impression de vivre ailleurs
L'adieu
N'est que vérité devant Dieu
Tout le reste est lettre à écrire
À ceux qui se sont dit adieu
Quand il fallait se retenir
Tu ne peux plus baisser les yeux
Devant le rouge des cheminées
Nous avons connu d'autres feux
Qui nous ont si bien consumés
L'adieu
C'est nos deux corps qui se séparent
Sur la rivière du temps qui passe
Je ne sais pas pour qui tu pars
Et tu ne sais pas qui m'embrasse
Nous n'aurons plus de jalousies
Ni de paroles qui font souffrir
Aussi fort qu'on s'était choisi
Est fort le moment de partir
Oh l'adieu !
L'adieu
C'est le sanglot long des horloges
Et les trompettes de Waterloo
Dire à tous ceux qui s'interrogent
Que l'amour est tombé à l'eau
D'un bateau ivre de tristesse
Qui nous a rongé toi et moi
Les passagers sont en détresse
Et j'en connais deux qui se noient
L'adieu
C'est le loup blanc dans sa montagne
Et les chasseurs dans la vallée
Le soleil qui nous accompagne
Est une lune bête à pleurer
L'adieu ressemble à ces marées
Qui viendront tout ensevelir
Les marins avec les mariées
Le passé avec l'avenir
Oh l'adieu !
Oh l'adieu !
image
BEYROUTH
Qu'elle soit courtisane, érudite, ou dévote,
Péninsule de bruits, des couleurs, et de l'or,
Ville marchande et rose, voguant comme une flotte
Qui cherche à l'horizon la tendresse d'un port,
Elle est mille fois mort, mille fois revécue.
Beyrouth des cents palais, et Béryte des pierres,
Où l'on vient de partout ériger ses statues,
Qui font prier les hommes, et font crier les guerres.
Ses femmes aux yeux de plages qui s'allument la nuit,
Et ses mendiants semblables à d'anciennes pythies.
À Beyrouth chaque idée habite une maison.
À Beyrouth chaque mot est une ostentation.
À Beyrouth l'on décharge pensées et caravanes,
Flibustiers de l'esprit, prêtresses ou bien sultanes.
Qu'elle soit religieuse, ou qu'elle soit sorcière,
Ou qu'elle soit les deux, ou qu'elle soit charnière,
Du portail de la mer ou des grilles du levant,
Qu'elle soit adorée ou qu'elle soit maudite,
Qu'elle soit sanguinaire, ou qu'elle soit d'eau bénite,
Qu'elle soit innocente ou qu'elle soit meurtrière,
En étant phénicienne, arabe ou routière,
En étant levantine, aux multiples vertiges,
Comme ces fleurs étranges fragiles sur leurs tiges,
Beyrouth est en orient le dernier sanctuaire,
Où l'homme peut toujours s'habiller de lumière.
Nadia Tueni (1935-1983)
Un titre fort à propos .... pour la Bretagne
un peu long mais bon ...
http://www.poemhunter.com/poem/tireless-duplicity/
Tireless Duplicity
Some people are indefatigable.
Many never tire of doing good deeds,
of righting wrongs, of fighting
good fights.
Others toil endlessly to destroy
their neighbors’ good mood,
to seek ways to get revenge
or to create havoc.
Some greet everyone
with a smile or a compliment,
genuine, open,
and freely bestowed.
Others see you or me
walking down the street
and their first thought is:
What can I do to get his goat?
Sonny Rainshine
======================
Fausseté fatiguante
Certaines personnes sont infatigables
Beaucoup ne sont jamais fatiguées de faire de bonnes actions,
D’avoir raison du mal, de combattre
En bons combats .
Les autres travaillent sans fin pour détruire
La bonne humeur de leurs voisins
Pour chercher des voies pour avoir une revanche
Ou pour créer des dégâts.
Certains saluent tout un chacun
Avec un sourire ou un compliment
Sincère, ouvert,
Et librement adressé.
Les autres vous voient ou moi
Marchant dans la rue
Et leur première pensée est :
Que puis-je faire pour avoir cet imbécile ?
Derniers Commentaires